Berlin, le 22 avril 2026: L’Allemagne est publiée aujourd’hui dans l’un des ¹ publiés par huit organisations européennes, dont PowerShift ², CAN Europe et Global Justice Now. Etude classé comme l'un des trois pays européens ayant la politique de protection des investissements la plus dommageable. Le pire, c'est la Grande-Bretagne.
Les résultats ont été obtenus avant la Première conférence sur l'abandon progressif des combustibles fossiles Elle se tiendra en Colombie du 24 au 29 avril. À cette occasion, le système de règlement des différends entre investisseurs et États (RDIE) ³ est considéré comme un obstacle majeur à la sortie des combustibles fossiles.
Fabian Flues, auteur du rapport et expert en protection des investissements chez PowerShift:
«Des tribunaux d’arbitrage opaques compromettent l’ambition climatique et restreignent notre démocratie. Le fait que l'Allemagne arrive en troisième position dans le classement européen souligne qu'il est urgent d'agir. Le gouvernement fédéral doit enfin commencer à résilier les contrats qui permettent l'arbitrage. La conférence internationale sur le climat qui vient de commencer en Colombie doit être un coup d’envoi à cet égard.»
Sur la base d'une analyse approfondie des données, le rapport évalue: «European ISDS Scorecard: a ranking of the harmful effects of 30 countries’ investment treaties» les pays européens en ce qui concerne la portée de leurs accords de protection des investissements, leur utilisation effective dans les procédures de RDIE et l'incidence du RDIE sur l'atténuation du changement climatique. Une partie de la publication est interactive Tableau de bord. Celle-ci montre:
- Dans l’ensemble, l’Allemagne occupe la troisième place parmi les pays ayant la politique de protection des investissements la plus préjudiciable et a conclu un nombre particulièrement élevé d’accords avec le RDIE, qui compliquent en outre la sortie du système de RDIE par des «clauses Sunset» particulièrement longues.
- Dans l'ensemble, le Royaume-Uni affiche le pire bilan, car les investisseurs britanniques dans les secteurs des mines et des combustibles fossiles sont particulièrement accommodants et les accords de protection des investissements britanniques protègent un nombre particulièrement élevé d'émissions de CO2.
- Les Pays-Bas suivent de près. Les investisseurs néerlandais (dans de nombreux cas, des sociétés boîtes aux lettres sans véritable activité commerciale) ont intenté plus de poursuites collectives que n'importe quel autre pays européen.
- La Norvège a déjà résilié la moitié de ses rares accords, ce qui montre qu'il est tout à fait possible pour les pays européens d'emprunter d'autres voies.
Le rapport met en évidence le rôle central de l’Europe dans l’architecture mondiale du RDIE et révèle un système fortement concentré dans lequel un petit groupe de pays – le Royaume-Uni, les Pays-Bas, l’Allemagne, la France, l’Espagne et la Suisse – assume une part disproportionnée des accords, des procédures et des risques liés au climat découlant de ce «système fictif».
Colombie, coorganisateur de la Première conférence sur l'abandon progressif des combustibles fossiles, vient de annoncé, qu'il a l'intention de se retirer du système de RDIE. Étant donné que le RDIE est un point central de l’ordre du jour de la conférence, des militants de toute l’Europe demandent à leurs gouvernements de «saisir l’occasion» de planifier, avec d’autres pays participants, une sortie coordonnée du système de RDIE.
Le rapport intitulé «European ISDS Scorecard: a ranking of the harmful effects of 30 countries’ investment treaties», y compris le tableau de bord interactif, est désormais disponible à l’adresse suivante: https://power-shift.de/isds-scorecard/
Si vous avez des questions, n'hésitez pas à contacter:
- Fabian Flues, responsable de la politique commerciale et d'investissement chez PowerShift: fabian.flues@power-shift.de, +49 (0)30 308 821 92
Notes à l'attention de la rédaction:
1. Le rapport est publié conjointement par Global Justice Now et le Trade Justice Movement au Royaume-Uni, PowerShift en Allemagne, CAN Europe, la European Trade Justice Coalition et le Veblen Institute en France, Platforma Troca au Portugal et Alliance Sud en Suisse.
2. PowerShift est une organisation de défense de l'environnement et des droits humains basée à Berlin. Notre objectif est un monde écologiquement et socialement juste. Grâce à des recherches approfondies, nous étudions les processus politiques, identifions les problèmes d'un système économique mondial injuste et développons des alternatives d'action. Grâce au lobbying, nous incitons les décideurs politiques à mettre en place les conditions-cadres politiques nécessaires au changement. Nous menons des actions et des campagnes et forgeons des réseaux solides avec d’autres organisations, mouvements sociaux et citoyens. Ensemble, nous intervenons.
3. Les clauses RDIE sont des dispositions inscrites dans de nombreux accords de commerce et d'investissement. Ils permettent aux entreprises de poursuivre les États devant des tribunaux d’arbitrage privés en dehors des systèmes juridiques nationaux lorsqu’elles prennent des mesures telles que des réglementations environnementales ou sanitaires qui, du point de vue des entreprises, affectent leurs bénéfices, souvent sous la forme de milliards d’euros d’indemnisation.
Le tableau de bord évalue 30 pays européens – les 27 États membres de l’UE, ainsi que la Norvège, la Suisse et le Royaume-Uni – en ce qui concerne leur interdépendance structurelle avec le système de RDIE. Ce faisant, la perspective du pays d'origine est prise en compte afin d'analyser quels pays et quels acteurs économiques font avancer le système de manière significative en tant qu'auteurs de poursuites en matière de RDIE.
Dix indicateurs couvrent différentes dimensions de cette participation: de la taille du réseau de contrats RDIE actif d’un pays au nombre et à l’ampleur financière des affaires intentées par ses investisseurs, en passant par les investissements dans les combustibles fossiles qui sous-tendent ces contrats. Les valeurs brutes ont ensuite été normalisées, fusionnées en un indice composite, pondérées et converties sur une échelle de 0 à 10. Des valeurs plus élevées signifient une plus grande participation au système de RDIE. La méthodologie complète est disponible sur demande.








