Nouvelle analyse de l'accord UE-Indonésie: La durabilité a besoin d'application
La Chambre du travail de Vienne et PowerShift ont publié une nouvelle analyse du projet d'accord de libre-échange CEPA entre l'UE et l'Indonésie. L'étude examine de manière critique le chapitre de l'accord sur le développement durable et montre: Les dispositions prévues en matière de droits du travail, de climat et de protection de l'environnement restent jusqu'à présent trop faibles, trop vagues et insuffisamment applicables.
Certes, l'accord renvoie aux normes centrales de l'Organisation internationale du travail, à l'Accord de Paris sur le climat et à d'autres accords internationaux en matière d'environnement. Mais là où la mise en œuvre, le contrôle et les sanctions sont essentiels, il existe des lacunes considérables.
Risques pour les travailleurs des mines, de l'industrie et de la production d'huile de palme
Cette situation est particulièrement problématique pour les travailleurs des secteurs orientés vers l'exportation en Indonésie. Dans des domaines tels que l'exploitation minière, l'industrie manufacturière et la production d'huile de palme, des conditions de travail précaires, des bas salaires, une protection insuffisante du travail et de la santé ainsi que des restrictions aux droits syndicaux sont documentés.
C’est précisément dans ces secteurs que le CEPA pourrait créer des incitations supplémentaires à la croissance, sans garantir une protection efficace des droits du travail. L'analyse montre clairement: Les références formelles aux normes internationales ne sont pas suffisantes si leur mise en œuvre n'est pas garantie de manière contraignante dans la pratique.
La protection du climat et de l'environnement reste sans engagement
En ce qui concerne la protection du climat et de l'environnement, l'accord n'atteint pas non plus les objectifs nécessaires. L'adhésion à l'Accord de Paris sur le climat est particulièrement soulignée. Toutefois, la mise en œuvre effective d’une politique climatique ambitieuse reste vague.
L’accord n’aborde pas suffisamment les principaux risques environnementaux en Indonésie, notamment la déforestation, la perte de biodiversité, l’expansion de la culture de l’huile de palme et les incidences environnementales dans le secteur des matières premières. Le protocole sur l'huile de palme repose avant tout sur la coopération et la facilitation des échanges, sans garantir de manière suffisante des normes de protection sociale et environnementale contraignantes.
Orienter la politique commerciale sur les plans social et environnemental
L'analyse montre: La durabilité ne doit pas être limitée à un chapitre distinct dans les accords commerciaux. Les droits du travail, les droits de l’homme, le climat et l’environnement doivent être inscrits de manière contraignante dans toutes les parties de l’accord, y compris en ce qui concerne l’accès au marché, les investissements et les réglementations sectorielles.
C'est pourquoi PowerShift et la Chambre du Travail de Vienne exigent des engagements mesurables, contraignants et exécutoires. Les syndicats, la société civile et les communautés concernées doivent être associés efficacement et avoir accès aux mécanismes de plainte et de mise en œuvre.
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Vous trouverez de plus amples informations sur le sujet ici: CEPA: Accord commercial UE-Indonésie – contexte, risques et options d’action
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