Au cours de ma vie professionnelle en tant que juriste administratif, j’ai travaillé à façonner les situations sociales au moyen de réglementations efficaces et équitables, avec un équilibre approprié des intérêts.
En 2012, j'ai appris par la presse que les négociations secrètes sur le TTIP, le projet d'accord de libre-échange entre l'UE et les États-Unis, prévoyaient des tribunaux d'arbitrage privés qui pourraient ignorer les lois nationales en faveur des investisseurs dans le cadre de la procédure de recours entre investisseurs et États (RDIE). La limitation de la souveraineté nationale dans la législation m'a poussé à participer à la campagne contre le TTIP et le CETA. J'ai trouvé scandaleux que des accords aussi importants, qui fixent des conditions-cadres pour la société européenne et allemande, soient négociés en public sans débat démocratique.
Les accords dits de libre-échange ne protègent que les droits des investisseurs et ont souvent un impact négatif sur le développement économique des pays du Sud. Il est nécessaire que les effets sociaux, économiques et environnementaux des «accords de libre-échange» soient examinés par des experts avant leur conclusion, afin de permettre à la société civile et aux députés d’en évaluer les effets et d’agir en conséquence. Pour cela, il faut des ONG compétentes comme Powershift.

