PowerShift critique la proposition de loi sur le stockage du dioxyde de carbone
Berlin, le 26 septembre: L'organisation environnementale berlinoise PowerShift critique vivement le projet de loi sur le stockage du dioxyde de carbone (KspG), qui sera négocié pour la première fois demain au Bundestag. Neelke Wagner, qui travaille chez PowerShift sur la justice climatique et la justice des ressources:
«Cette loi sur le stockage du dioxyde de carbone réduirait considérablement la protection du climat en Allemagne, car elle retarderait encore le développement indispensable d’une industrie durable et respectueuse du climat. Compte tenu de l’escalade de la crise climatique, qui est également alimentée par le fait que l’industrie allemande ne s’éloigne pas assez rapidement de l’utilisation des combustibles fossiles, nous avons besoin d’une trajectoire de sortie claire et contraignante des énergies fossiles d’ici à 2045 au plus tard.»
Contexte:
Le projet de loi prévoit la mise en place d’un système de gazoducs permettant le transport et le commerce du dioxyde de carbone, jetant ainsi les bases d’une «économie du dioxyde de carbone». Ce réseau sera ouvert à tous les producteurs de dioxyde de carbone, à l'exception des centrales au charbon. Contrairement à ce que suggère le gouvernement fédéral dans l’exposé des motifs de la loi, il ne s’agit donc pas ici d’« émissions difficilement évitables ».
L’utilisation du gaz naturel, qui contribue de manière significative à la surchauffe de la planète, est particulièrement problématique, non seulement en raison des émissions de dioxyde de carbone, mais aussi en raison des émissions de méthane résultant de l’extraction, du transport et du traitement. Le fait que le captage et le stockage du carbone (CSC) soient également accessibles aux centrales au gaz et à la production d'hydrogène à partir de gaz naturel représente un risque particulier dans ce contexte.
À l’heure actuelle, les technologies CCU/CCS ne permettent pas de lutter efficacement contre le changement climatique. L'expérience montre que ces technologies, en raison de leur consommation d'énergie élevée, de leurs émissions résiduelles importantes et de leur utilisation prédominante dans l'extraction de pétrole et de gaz naturel, sont plus susceptibles de nuire au climat que de lui être bénéfiques.
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Neelke Wagner, neelke.wagner@power-shift.de, +49 (0)30 2472 4541








